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Le plan

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"Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix."

Alphonse de Lamartine,
extraits des "Méditations poétiques", VI, poème "Le Vallon"

Avec ses petits ponts et ses bouquets sauvages, ce vallon est une succession de jardins généreusement plantés de rhododendrons, d'azalées et de mille autres plantes, régulièrement ponctués de pieds de gunnères aux feuilles imposantes. Il est traversé par un ruisseau irriguant une succession de bassins bordé d'astilbes et de salicaires, d'iris japonais, d'hostas et de pigamons, de ligulaires, de lysimaques et de mimulus, de polygonum campanulatum...
Les formes arrondies des végétaux, notamment des touffes de carex, des érables japonais apportent au lieu de la douceur, de la quiétude et sans doute de la féminité.
Plusieurs arbres et arbustes un peu frileux se sont remarquablement adaptés dans cette cuvette où l'air froid et humide stagne en hiver; en particulier l'embothrium coccineum, arbre de feu du Chili, aux fleurs rouge écarlate en avril, et l'edgeworthia chrysantha couvert d'ombelles jaunes agréablement parfumées fin février.


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